KYGEL Théâtre

99, rue de Stalingrad
93100
Montreuil

KYGEL Théâtre est né en 1987 d’une rencontre entre Guy Lafrance et Karim Yazi à l’école internationale de théâtre Jacques Lecoq.

Ils sont les moteurs d'un collectif de comédiens, de scénographes, de techniciens, de musiciens d'origines culturelles diverses.

Ils développent ensemble un travail artistique original mêlant les différents arts de la scène - le théâtre, la danse, la musique, avec les arts d’enregistrement - la vidéo et le multimédia.

Ils provoquent des rencontres entre artistes, habitants, jeunes, enseignants, acteurs sociaux, élus, qui donnent naissance à des laboratoires d’idées cherchant sinon à donner des réponses, au moins à poser des questions à propos des coupures culturelles profondes constatées aujourd'hui dans nos banlieues.

Ils puisent leur inspiration dans le principe même de ces croisements et de leur diversité d’où ils extraient des ressources de toutes natures : lieux, anecdotes, mythes, mémoires…

Les résultats ont souvent des caractéristiques communes : une théâtralité de l’image et du mouvement, une dimension cinématographique, un sens de la narration répondant aux préoccupations sociales de notre société.

 

Depuis 2006, KYGEL Théâtre développe le projet « Banlieue en héritage(s) », programme artistique et culturel autour de la recherche, la valorisation des traces, des histoires et des mémoires des « gens de banlieue », « des lieux de banlieue », qui répond à l’enjeu, plus crucial que jamais, de construction du pacte social d’aujourd’hui et de demain.

Ce programme, bien que principalement centrée sur la création et la diffusion, s'articule autour de plusieurs grands axes :

La création théâtrale partagée avec les habitants, occasion d’inventer des formes théâtrales contemporaines qui interrogent le social, l’urbain, l’économique.

La vidéo participative qui donne la parole aux habitants et aux acteurs locaux sur les questions de mémoires, d’identité et d’avenir de la banlieue.

Les ateliers de théâtre –création qui forment, sensibilisent au spectacle vivant et favorisent l’insertion sociale et professionnelle des habitants, et notamment les jeunes, afin qu’ils deviennent eux-mêmes des « producteurs » de cultures.

Le renouvellement des modes de diffusion artistiques traditionnels (festivals, projections de documentaires, tables rondes, séminaires, débats, etc.) qui permet de prendre le  recul nécessaire face aux problématiques sociétales abordées.